Wok de saumon – 5 : la cuisson

Après les émotions comme sous psychotropes de la découpe, la cuisson du saumon est une balade, comme une valse agréable où l’on oscille imperceptiblement la tête, loin des déhanchements frénétiques du début.

Après l’appel de Mathilde de plus en plus de voix rentrent au fur et à mesure pour finir en de riches harmonies vocales a cappella.

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Puis rentrent les cordes (violon, alto, violoncelle) qui dialoguent mutuellement, soutenues par le piano, dans un esprit “musique de chambre”. Le mouvement se développe et la flûte rejoint les cordes dans un chant tranquille et altier, pendant que le saumon cuit lentement.

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Soudain tout s’estompe et un violon en harmoniques susurre un discours de pierrot lunaire sur des accords ténus du piano, le mouvement se fige, la musique est comme suspendue.

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C’est alors une trompette bouchée qui rentre et tout se remet lentement en mouvement. On retrouve le rythme de valse sereien du début et la trompette jazzy et nostalgique souffle une incantation qui reprend le thème précédent.

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Enfin pour la fin de cette partie le chant revient, sur une rythmique un peu bancale en 7 temps.
On débouchonne la bouteille et le rythme revient au fur et à mesure. Le violon au solo se fait lyrique sur de joyeuses cassures rythmiques appuyées par l’orgue avant la sonnerie qui nous rappelle que nous y sommes, le saumon est cuit et il faut passer à l’étape suivante.

Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant, violon, alto
Louis Geoffroy        : Piano, cordes, orgue Hammond, xylophone, marimba
Félix Brochier         : Trompette

Piere Lucotte          : Flûte
Matthieu Coville     : Violoncelle
Jérôme Gras           : Basse
Vincent Rusquet     : Caisse claire, cymbale, bongos

Partie précédente : 4-le saumon

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