Archive pour juin, 2008

Wok de saumon – 6 : final

La partie précédente était tout en douceur, comme perdue dans les effluves montant du wok frémissant. Maintenant il faut se réveiller, du rythme, du rythme !

C’est sur une danse aux accents tziganes que le coq Fuentes nous exhorte à rajouter le vin et la crème fraîche. Mais une fois le devoir culinaire accomplit, nous voilà à nouveau dans la rêverie : “mijotez mijotez”,

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Le coq Fuentes nous rappelle à l’ordre, on songe à nouveau, et ainsi de suite, les parties tziganes et lyriques succèdent aux parties extatiques et oniriques qui semblent l’emporter quand une dernière montée nous amène à une valse.
C’est emmenés par une valse noble et sentimentale que l’on sale et que l’on poivre.

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On est même transporté un instant dans un petit cirque imaginaire chanté par une flûte nostalgique,

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On revient ensuite à la danse à trois temps, au mouvement ample pendant que le piano égrène quelques trilles légères qui s’ouvrent sur une reprise du grand choral de la cuisson des légumes à la fin de la partie 3, nous rappelant cette idée de mélange et de solennel.

Tout mijote dans le wok il ne nous reste qu’à attendre la fin de la musique, se laisser emporter par l’ampleur de ce final avant de pouvoir déguster. le Coq Fuentes le rappelle “tout frémit dans le wok, les légumes mijotent. Le concombre et l’oignon, la tomate, le saumon, mijotent dans le vin, c’est bientôt le festin”.

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Le choeur féminin nous ouvre alors un horizon divin, comme si les anges nous annonçaient l’arrivée imminente du moment tant attendu.

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Et voilà les cuivres qui rentrent ! Notre wok s’avance, les trompettes sonnent, les choeurs clament à pleins poumons sur une montée formidable de l’orchestre et nous y sommes, l’accord final explose.

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Après ce long périple envoûtant, sortons de cette expérience culinaire et musicale, l’heure est à la dégustation : A Table !

Crédits :
Emmanuel Fuentes        : Chant, choeurs, violon
Louis Geoffroy               : Choeurs, Piano, cordes, orgue
Marie-Blandine Charpin : choeurs

Félix Brochier                : Trompette, tuba
Pierre Lucotte                : Flûte

Mathilde Debènes          : choeurs
Jérôme Gras                   : Basse
Vincent Rusquet             : contrebasse, caisse claire, cymbale, balais, oeufs, Guiro, cymbales, halogène, plateau, casseroles accordées

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Partie précédente : 5-cuisson

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Wok de saumon – 5 : la cuisson

Après les émotions comme sous psychotropes de la découpe, la cuisson du saumon est une balade, comme une valse agréable où l’on oscille imperceptiblement la tête, loin des déhanchements frénétiques du début.

Après l’appel de Mathilde de plus en plus de voix rentrent au fur et à mesure pour finir en de riches harmonies vocales a cappella.

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Puis rentrent les cordes (violon, alto, violoncelle) qui dialoguent mutuellement, soutenues par le piano, dans un esprit “musique de chambre”. Le mouvement se développe et la flûte rejoint les cordes dans un chant tranquille et altier, pendant que le saumon cuit lentement.

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Soudain tout s’estompe et un violon en harmoniques susurre un discours de pierrot lunaire sur des accords ténus du piano, le mouvement se fige, la musique est comme suspendue.

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C’est alors une trompette bouchée qui rentre et tout se remet lentement en mouvement. On retrouve le rythme de valse sereien du début et la trompette jazzy et nostalgique souffle une incantation qui reprend le thème précédent.

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Enfin pour la fin de cette partie le chant revient, sur une rythmique un peu bancale en 7 temps.
On débouchonne la bouteille et le rythme revient au fur et à mesure. Le violon au solo se fait lyrique sur de joyeuses cassures rythmiques appuyées par l’orgue avant la sonnerie qui nous rappelle que nous y sommes, le saumon est cuit et il faut passer à l’étape suivante.

Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant, violon, alto
Louis Geoffroy        : Piano, cordes, orgue Hammond, xylophone, marimba
Félix Brochier         : Trompette

Piere Lucotte          : Flûte
Matthieu Coville     : Violoncelle
Jérôme Gras           : Basse
Vincent Rusquet     : Caisse claire, cymbale, bongos

Partie précédente : 4-le saumon

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Wok de saumon – 4 : le saumon

saumon

Changement radical d’ambiance !
Alors que le ton était acoustique, grandiose, mélangeant les thèmes pour la fin de la Tomate (partie 3), d’un seul coup tout s’arrête, et c’est sur un rythme trip-hop électronique et froid qu’une amoshpère tout à fait opposée naît.


Orchestration minimaliste d’accords de Rhodes et basse lancinante sur beat electro-hip-hop lent nous permettent par contraste de saisir toute la douceur lancinante de la voix de Mathilde. qui nous invite à couper le saumon. On notera bien sûr ici le côté “animal qui vient du froid” du saumon, mélange de froideur musicale et de voix douce et sensuelle.
Le même climat froid et délicat est développé sur le solo, l’orchestration s’enrichit et prend de l’ampleur


quand soudain tout s’emballe  et la simple découpe de saumon devient un gigantesque bad-trip fantasmagorique où les voix se chevauchent comme en écho sur un entrechoquement violent d’innombrables coups de couteaux assénés à l’aveugle, joués ici par des percussions (balais sur Djembé).

Enfin après ce flash cauchemardesque, nous refaisons progressivement surface dans le monde réel, coupant le saumon dans un état encore un peu léthargique et nous voilà enfin prêts à faire cuire le saumon sereinement.

Crédits:
Mathilde Debènes   : Chant, choeurs
Louis Geoffroy        : Choeurs, Rhodes,piano, guitare électrique, cordes, orgue, basse
Emmanuel Fuentes : alto
Vincent Rusquet     : congas, bongos, Fruit africain, baguette sur djembé avec cymbale, Balais sur Djembé (solo)

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Partie précédente : 3-la tomate

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