Saumon from Les Coqs en Pâte on Vimeo.
Les coqs en pâte en live !
Le chaudron musical était bouillant le WE dernier. La nouvelle idée des coqs en pâte : non seulement cuisiner en musique mais en plus en live !
L’idée était au fond assez simple, 60 personnes qui cuisinent par table de 4. Sur chaque table tous les ingrédients déjà pesés mais pas de recette. En face des 60, les musiciens qui chantent la recette sur la scène et entre les deux le staff qui s’occupe de toute la logistique, déco etc.
Le coq se prépare à chanter :
La cocotte devant la salle en pleine préparation :
Et sur scène on chante à plein poumons. Notez le powerpoint derrière avec les dessins de la cocotte qui reprennent chaque étape.
On danse aussi sur scène (ici le coq Fuentes et notre chanteuse de folie Juliette) :
Le coq Luigi aux claviers et le jeune Boubs ici à la guitare s’adonnent eux aussi à de savantes chorégraphies
L’ami Rusquetto devant son attirail de percussions diverses et variées et surtout le fameux set de poeles accordées.
A la fin du spectacle, après avoir besogné d’arrache pied entre le hachage menu d’épinards et de salade de roquette, la découpe de saumon, après avoir fouetté la crème et le mascarpone et décoré de pistaches concassées, le public peut enfin déguster son oeuvre avec un banquet digne des aventures d’un célèbre gaulois .
En tous cas un grand merci à tous ceux qui nous on aidé pour monter ça (lumières, sono, logistique, bouffe, déco etc) et à ceux qui sont venus tenter l’expérience qui se refera, foi de coq !
Wok de saumon – 6 : final
La partie précédente était tout en douceur, comme perdue dans les effluves montant du wok frémissant. Maintenant il faut se réveiller, du rythme, du rythme !
C’est sur une danse aux accents tziganes que le coq Fuentes nous exhorte à rajouter le vin et la crème fraîche. Mais une fois le devoir culinaire accomplit, nous voilà à nouveau dans la rêverie : “mijotez mijotez”,
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Le coq Fuentes nous rappelle à l’ordre, on songe à nouveau, et ainsi de suite, les parties tziganes et lyriques succèdent aux parties extatiques et oniriques qui semblent l’emporter quand une dernière montée nous amène à une valse.
C’est emmenés par une valse noble et sentimentale que l’on sale et que l’on poivre.
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On est même transporté un instant dans un petit cirque imaginaire chanté par une flûte nostalgique,
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On revient ensuite à la danse à trois temps, au mouvement ample pendant que le piano égrène quelques trilles légères qui s’ouvrent sur une reprise du grand choral de la cuisson des légumes à la fin de la partie 3, nous rappelant cette idée de mélange et de solennel.
Tout mijote dans le wok il ne nous reste qu’à attendre la fin de la musique, se laisser emporter par l’ampleur de ce final avant de pouvoir déguster. le Coq Fuentes le rappelle “tout frémit dans le wok, les légumes mijotent. Le concombre et l’oignon, la tomate, le saumon, mijotent dans le vin, c’est bientôt le festin”.
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Le choeur féminin nous ouvre alors un horizon divin, comme si les anges nous annonçaient l’arrivée imminente du moment tant attendu.
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Et voilà les cuivres qui rentrent ! Notre wok s’avance, les trompettes sonnent, les choeurs clament à pleins poumons sur une montée formidable de l’orchestre et nous y sommes, l’accord final explose.
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Après ce long périple envoûtant, sortons de cette expérience culinaire et musicale, l’heure est à la dégustation : A Table !
Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant, choeurs, violon
Louis Geoffroy : Choeurs, Piano, cordes, orgue
Marie-Blandine Charpin : choeurs
Félix Brochier : Trompette, tuba
Pierre Lucotte : Flûte
Mathilde Debènes : choeurs
Jérôme Gras : Basse
Vincent Rusquet : contrebasse, caisse claire, cymbale, balais, oeufs, Guiro, cymbales, halogène, plateau, casseroles accordées
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Partie précédente : 5-cuisson
Wok de saumon – 5 : la cuisson
Après les émotions comme sous psychotropes de la découpe, la cuisson du saumon est une balade, comme une valse agréable où l’on oscille imperceptiblement la tête, loin des déhanchements frénétiques du début.
Après l’appel de Mathilde de plus en plus de voix rentrent au fur et à mesure pour finir en de riches harmonies vocales a cappella.
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Puis rentrent les cordes (violon, alto, violoncelle) qui dialoguent mutuellement, soutenues par le piano, dans un esprit “musique de chambre”. Le mouvement se développe et la flûte rejoint les cordes dans un chant tranquille et altier, pendant que le saumon cuit lentement.
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Soudain tout s’estompe et un violon en harmoniques susurre un discours de pierrot lunaire sur des accords ténus du piano, le mouvement se fige, la musique est comme suspendue.
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C’est alors une trompette bouchée qui rentre et tout se remet lentement en mouvement. On retrouve le rythme de valse sereien du début et la trompette jazzy et nostalgique souffle une incantation qui reprend le thème précédent.
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Enfin pour la fin de cette partie le chant revient, sur une rythmique un peu bancale en 7 temps.
On débouchonne la bouteille et le rythme revient au fur et à mesure. Le violon au solo se fait lyrique sur de joyeuses cassures rythmiques appuyées par l’orgue avant la sonnerie qui nous rappelle que nous y sommes, le saumon est cuit et il faut passer à l’étape suivante.
Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant, violon, alto
Louis Geoffroy : Piano, cordes, orgue Hammond, xylophone, marimba
Félix Brochier : Trompette
Piere Lucotte : Flûte
Matthieu Coville : Violoncelle
Jérôme Gras : Basse
Vincent Rusquet : Caisse claire, cymbale, bongos
Partie précédente : 4-le saumon
Wok de saumon – 4 : le saumon
Changement radical d’ambiance !
Alors que le ton était acoustique, grandiose, mélangeant les thèmes pour la fin de la Tomate (partie 3), d’un seul coup tout s’arrête, et c’est sur un rythme trip-hop électronique et froid qu’une amoshpère tout à fait opposée naît.
Orchestration minimaliste d’accords de Rhodes et basse lancinante sur beat electro-hip-hop lent nous permettent par contraste de saisir toute la douceur lancinante de la voix de Mathilde. qui nous invite à couper le saumon. On notera bien sûr ici le côté “animal qui vient du froid” du saumon, mélange de froideur musicale et de voix douce et sensuelle.
Le même climat froid et délicat est développé sur le solo, l’orchestration s’enrichit et prend de l’ampleur
quand soudain tout s’emballe et la simple découpe de saumon devient un gigantesque bad-trip fantasmagorique où les voix se chevauchent comme en écho sur un entrechoquement violent d’innombrables coups de couteaux assénés à l’aveugle, joués ici par des percussions (balais sur Djembé).
Enfin après ce flash cauchemardesque, nous refaisons progressivement surface dans le monde réel, coupant le saumon dans un état encore un peu léthargique et nous voilà enfin prêts à faire cuire le saumon sereinement.
Crédits:
Mathilde Debènes : Chant, choeurs
Louis Geoffroy : Choeurs, Rhodes,piano, guitare électrique, cordes, orgue, basse
Emmanuel Fuentes : alto
Vincent Rusquet : congas, bongos, Fruit africain, baguette sur djembé avec cymbale, Balais sur Djembé (solo)
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Partie précédente : 3-la tomate
Wok de saumon – 3 : la tomate
La tomate c’est le soleil ! Après un oignon rêveur et nostalgique, c’est le retour de la joie de vivre. La belle charnue se place sous le signe de la danse, les rythmes de percussions latines invitent au déhanchement pendant qu’on coupe. On est transporté en vacances, entre plaisirs simples et rires partagés.
Le violon rieur au solo chante lui aussi une certaine douceur de vivre.
Vient ensuite le grand choral de la cuisson.
Les trois légumes coupés se mélangent alors dans le wok, et les thèmes musicaux du concombre, de l’oignon reviennent l’un après l’autre et se mêlent solennellement dans le grand choeur. Creuset musical où le mélange se fait lentement et prend progressivement de l’ampleur, la musique avance, soutenue par les cloches et les frémissements des xylophones
jusqu’à la majestueuse modulation majeure finale où le tapis de percussions oignonesques reviennent marquer le rythme du tout qui se mélange.
Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant,choeurs, violon
Louis Geoffroy : Choeurs, piano, cordes, orgue Hammond, orgue, marimba, Xylophone, vibraphone
Marie-Blandine Charpin : Choeurs
Mathilde Debènes : Choeurs
Jérôme Gras : Basse
Vincent Rusquet : Djembé, Congas, Guiro, cymbales, halogène, plateau, casseroles accordées, oeufs, fruit africain, triangle
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Partie précédente : 2-l’oignon
Partie suivante : 4-le saumon
Une recette musicale ensoleillée en préparation
Malgré le temps, c’est l’été dans le chaudron.
Une nouvelle recette en préparation, la musique sera influencée par la musique brésilienne.
C’est donc une recette à base de fraises :
Et de crème fouettée :
Mélangée à de la mascarpone :
On y ajoute quelques pistaches concassées :
Des biscuits roses de Metz :
On monte le tout en verrine :
Et voilà le travail !
Jouer de la musique avec un fût de bière
Ca cogite dur dans le chaudron.
L’heure est à la composition d’une nouvelle recette à base de poires et de roquefort.
La composition avance bien et l’esprit de la composition sera très différent de celui du wok au saumon avec un nouveau compositeur.
On enregistre dans le même temps divers instruments, hier principalement de la percussion. Après un réveil aux aurores, le chaudron résonnait dès potron-minet,au programme de l’enregistrement de batterie bien sûr, quelques percussions classiques mais surtout un nouveau fût plus original : le fût … de bière.
Toujours à même de trouver des ponts entre la musique et la cuisine, les coqs en pâte vous proposent le mode d’emploi du fût de bière :
1-Prendre un fût de bière à moitié plein (ou à moitié vide, selon votre goût).
2-Faire tanguer le fût pour mettre le liquide en mouvement, de manière à ce qu’il y ait des vagues de bière dans le fût.
3-Taper dessus énergiquement, avec joie et avec une baguette ce qui donne bien sûr le bruit du choc de la baguette contre le métal mais aussi et surtout une résonance assez liquide et chantante
Le désagrément de ce bel instrument est qu’il faut régulièrement refaire tanguer le fût pour qu’il puisse y avoir le mouvement du liquide dans le fût. Il reste néanmoins très appréciable des gourmets mélomanes.
Wok de saumon 2 : L’oignon
Comment figurer un oignon musicalement ?

Chez les coqs en pâte l’oignon est un peu sorti de l’imaginaire de Tim Burton :
L’oignon se situe entre les larmes, un certain lyrisme et son devoir d’être découpé. Ainsi la musique passera toujours d’une musique de devoir, avec un rythme bien marqué à des épanchements du spleen de ce pauvre légume.
On murmure même dans le chaudron musical qu’avant d’être pris entre ses penchants mélancoliques et son devoir il aurait eu des penchants gothiques.
Fort heureusement il maitrise maintenant ses sombres penchants et s’il est toujours enclin à s’échapper dans quelques rêveries à la mélancolie diaphane, il se maitrise du mieux qu’il peut.
Enfin c’est toujours pas la joie :
Après ce préambule sur la personnalité complexe de cet oignon, rentrons dans les détails du morceau :
Le début du morceau est très percussif, un coup de baguettes sur des casseroles de tailles différentes, un autre sur l’halogène, un bruit de poignée de porte, de clé qui ouvre une serrure etc, c’est sur un véritable tapis de percussions de le cuisine que la marche de l’oignon se développe.
Vient alors une partie introspective, figurant vague à l’âme de notre oignon émotif qui s’échappent de l’activité de découpe, Puis c’est le rappel à l’ordre du coq Luigi et de son tapis de percussions : “coupez l’oignon, coupez l’oignon” !
Le morceau sera ensuite fondé sur cette opposition entre phases “hors du temps” larmes et douces rêveries et phases “dans le temps” avec les percussions et le chant directif.
La fin, dans un grand crescendo fait se fusionner tous les thèmes de rêverie et ceux du devoir de découpe de l’oignon sur montée d’orgue.
Crédits :
Louis Geoffroy : chant, choeurs, cordes, orgue, orgue Hammond, piano, glockenspiel, marimba, xylophone, vibraphone
Jérôme Gras : Basse
Vincent Rusquet : Choeurs, Congas, Guiro, cymbales, halogène, plateau, casseroles accordées, oeufs, fruit africain, triangle
Benoît Fuentes : clés dans serrure
Romain Faroux : Assistant anti-résonance d’armoire pendant l’enregistrement de congas
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Partie précédente : 1-le concombre
Partie suivante : 3-la tomate
Wok de saumon – 1 : le concombre
L’ouverture de la recette se fait dans le rythme !
Les percussions s’en donnent à choeur joie, les choeurs africains répondent aux incantations culinaires du coq Fuentes. Le début de la recette musical se fait sur ce qu’il y a de plus ancré au fond de nous dans la musique, la voix et le rythme. On revient au commencement, puiser à la source avant que tout évolue de manière organique tout au long de la recette.
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Les instruments rentrent ensuite, par touches impressionnistes d’instruments percussifs (marimbas, xylophones, piano).Les choeurs s’entremêlent au tout puis la basse rentre et le morceau se développe avant de finir sur une coda où les choeurs se répondent les uns les autres: “coupez le ouha ouha”. Le sentiment général est positif et énergique. On est dans la joie du début du voyage musical, dans la source des chants et du rythme. Comme un eden africain.
Crédits :
Emmanuel Fuentes : Chant, violon, alto
Louis Geoffroy : Claviers (piano, orgue Hammond, Marimba, Xylophone,cordes)
Thibaut Pinchon : Ukulélé
Jérôme Gras : Basse
Vincent Rusquet : Congas, Djembé, woodblocks, cloche, oeufs
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Partie suivante : 2-l’oignon


























